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Transparence des salaires et rémunération : passer d’une obligation réglementaire à un pilotage structuré

Ce qu’il y a à retenir :
La transparence des salaires ne peut pas être traitée sans un pilotage rigoureux des rémunérations. Pour être conforme, crédible et soutenable, vous devez structurer vos politiques salariales, vos données et vos processus de décision.

Transparence salariale et rémunération : deux sujets désormais indissociables

La transparence des salaires s’impose aujourd’hui comme un sujet stratégique pour les directions RH. Portée par la directive européenne sur la transparence des rémunérations, elle dépasse largement le cadre déclaratif. Elle oblige les entreprises à démontrer objectivement leurs pratiques salariales, à expliquer les écarts et à s’appuyer sur des critères traçables.

Dans ce contexte, la rémunération ne peut plus être pilotée uniquement comme un exercice annuel de révisions salariales. Elle devient un levier structurant de conformité, de dialogue social et de crédibilité RH. Transparence salariale et pilotage des rémunérations forment désormais un tout cohérent, qui repose avant tout sur la qualité des données, des règles et des outils.

Ce que change concrètement la transparence des salaires pour les entreprises

La directive européenne introduit de nouvelles obligations qui impactent directement les processus de rémunération. Vous devez être en mesure de publier des fourchettes salariales pour les offres d’emploi, de classifier les emplois selon des critères objectifs et non sexistes, et de justifier tout écart de rémunération supérieur à 5 %.

Ces exigences impliquent également une capacité renforcée de communication, tant auprès des salariés que des instances représentatives du personnel. La transparence ne se limite plus à un indicateur global, elle s’incarne dans des décisions individuelles explicables et cohérentes dans le temps.

Sans structuration préalable des politiques de rémunération, ces obligations exposent fortement la fonction RH. Les écarts deviennent difficiles à expliquer, les managers sont démunis pour argumenter leurs décisions et la conformité repose sur des données éclatées et peu fiables.

Pourquoi le pilotage des rémunérations devient un enjeu de conformité

Le pilotage des rémunérations constitue le socle opérationnel de la transparence salariale. Pour démontrer l’équité des pratiques, vous devez être capable de définir des règles claires en amont, d’encadrer les décisions managériales et d’en assurer la traçabilité.

Les campagnes de révisions salariales concentrent l’essentiel des risques. En l’absence d’outil dédié, elles reposent encore trop souvent sur des tableurs dispersés, non sécurisés et difficilement auditables. Cette situation fragilise la capacité des RH à expliquer les arbitrages, à contrôler les enveloppes budgétaires et à garantir l’alignement avec la politique de rémunération.

À l’inverse, un pilotage structuré permet d’objectiver les décisions, de sécuriser les processus et de disposer d’une vision consolidée des impacts individuels et collectifs.

De la décision salariale à la démonstration de l’équité

La transparence salariale impose une logique de démonstration. Il ne s’agit plus seulement de décider, mais de pouvoir expliquer et justifier chaque décision de rémunération. Cette exigence concerne autant les RH que les managers.

Pour y répondre, les critères d’augmentation doivent être clairement définis, partagés et appliqués de manière homogène. Performance, compétences, positionnement dans la grille ou niveau de responsabilité doivent pouvoir être mobilisés comme des éléments objectifs, compréhensibles et documentés.

La capacité à simuler l’impact des décisions avant leur mise en œuvre devient également centrale. Elle permet d’anticiper les écarts, d’arbitrer en connaissance de cause et de sécuriser les décisions, tant sur le plan budgétaire que réglementaire.

Transparence salariale : un sujet data avant d’être un sujet réglementaire

La mise en conformité avec la directive européenne révèle une réalité souvent sous-estimée : la transparence salariale est avant tout un sujet de données. Lorsque les informations sont éclatées entre plusieurs outils, fichiers ou solutions de paie, la démonstration de l’équité devient complexe, voire impossible.

Les entreprises doivent désormais disposer d’une vision consolidée des rémunérations, des populations et des règles appliquées. Cette consolidation est indispensable pour produire les indicateurs attendus par les IRP, analyser les écarts et piloter les plans d’action correctifs.

Sans outillage adapté, la fonction RH s’expose à des risques sociaux, financiers et réputationnels, avec des conséquences directes sur la marque employeur et le climat social.

Comment Altays répond à ce besoin

Altays accompagne les ETI et les grands groupes dans la structuration et le pilotage de leurs processus de rémunération, en lien direct avec les enjeux de transparence salariale. Les solutions Altays permettent de paramétrer les règles de rémunération, d’encadrer les décisions managériales et de sécuriser l’ensemble des campagnes de révisions salariales.

Grâce à une approche orientée data et processus, vous disposez d’une traçabilité complète des décisions, de simulations fiables et d’une vision consolidée indispensable pour répondre aux obligations réglementaires et aux attentes des IRP, tout en conservant la maîtrise budgétaire.

Vers une fonction RH plus crédible et plus sécurisée

En liant étroitement transparence des salaires et pilotage des rémunérations, vous transformez une contrainte réglementaire en levier de professionnalisation. Vous renforcez la crédibilité de la fonction RH, sécurisez le dialogue social et donnez aux managers les moyens d’expliquer leurs décisions.

La transparence ne s’improvise pas. Elle se construit sur des règles claires, des données fiables et des outils capables de soutenir des décisions équitables et démontrables dans la durée.

La transparence des salaires impose-t-elle de communiquer tous les salaires individuels

Non, la directive n’impose pas la publication des salaires individuels. Elle exige la capacité à expliquer les écarts, à communiquer des fourchettes salariales et à démontrer l’équité des pratiques.

Pourquoi les campagnes de révisions salariales sont-elles critiques

Elles concentrent les décisions individuelles et les arbitrages budgétaires. Sans cadre structuré, elles génèrent des écarts difficiles à justifier dans un contexte de transparence accrue.

Les managers sont-ils concernés par la transparence salariale

Oui, ils doivent être en mesure d’expliquer les décisions de rémunération sur la base de critères objectifs, cohérents et partagés avec les RH.

Un tableur peut-il suffire pour être conforme

Un tableur ne permet ni la traçabilité, ni la sécurisation, ni la consolidation des données nécessaires pour démontrer la conformité et piloter les écarts dans la durée.

La transparence salariale est-elle uniquement un sujet réglementaire

Non, c’est un sujet de gouvernance RH, de crédibilité managériale et de qualité des données avant d’être un sujet juridique.