Ce qu’il y a à retenir :
La souveraineté numérique devient un enjeu stratégique pour les directions RH et SIRH face aux dépendances croissantes aux outils américains. Choisir des solutions logicielles européennes permet de sécuriser les données sociales, de réduire les risques juridiques et de garder la maîtrise des processus RH sensibles.
Souveraineté numérique : un enjeu stratégique pour les SIRH et les directions RH
Le contexte géopolitique actuel remet au premier plan la question de la souveraineté numérique des entreprises européennes. Les tensions politiques et économiques entre les États-Unis et l’Europe, les évolutions possibles des droits de douane, les législations extraterritoriales et le contrôle exercé par des États tiers sur les technologies qu’ils hébergent poussent les organisations à réinterroger leurs dépendances numériques. Pour les directions des ressources humaines, cette réflexion est loin d’être théorique. Les outils SIRH concentrent des données sociales sensibles, stratégiques et fortement réglementées, ce qui rend le sujet de la souveraineté particulièrement critique.
Pourquoi la souveraineté numérique concerne directement les RH
Les systèmes d’information RH centralisent des informations à forte valeur stratégique. Les données relatives aux effectifs, aux compétences, aux trajectoires professionnelles, aux rémunérations, aux relations sociales ou encore aux obligations légales constituent un patrimoine informationnel essentiel. Lorsque ces données sont hébergées ou traitées par des solutions extra-européennes, vous perdez une partie du contrôle sur leur gouvernance, leur accès et leur protection.
La souveraineté numérique ne se limite pas à l’hébergement des données. Elle englobe également la capacité à maîtriser les règles juridiques applicables, les évolutions fonctionnelles des outils, les conditions contractuelles et la continuité de service. Dans un contexte de durcissement possible des politiques commerciales ou de priorités nationales divergentes, cette dépendance peut devenir un facteur de risque pour la fonction RH.
Les limites des outils américains dans un contexte incertain
De nombreux logiciels RH utilisés en Europe sont développés et opérés par des acteurs américains. Même lorsqu’ils disposent de data centers en Europe, ces éditeurs restent soumis au droit américain, notamment à des dispositifs extraterritoriaux qui peuvent entrer en contradiction avec le droit européen. Cette situation crée une zone d’incertitude pour les entreprises utilisatrices.
Les directions RH doivent également composer avec des modèles produits conçus avant tout pour des marchés non européens. Les logiques sociales, les cadres réglementaires et les pratiques de dialogue social diffèrent fortement entre les États-Unis et l’Europe. Cela se traduit souvent par des solutions peu adaptées aux exigences locales, nécessitant des contournements ou des développements spécifiques qui fragilisent la cohérence du SIRH.
Données sociales et conformité : un enjeu de responsabilité
La protection des données personnelles et sociales est un impératif légal et éthique. Le RGPD impose des obligations strictes en matière de traitement, de conservation et de sécurisation des données. En tant que responsables RH ou SIRH, vous portez la responsabilité de la conformité de vos outils, y compris lorsque ceux-ci sont opérés par des prestataires externes.
Le recours à des solutions européennes facilite l’alignement avec les exigences réglementaires locales. Il permet également de dialoguer avec des éditeurs qui partagent la même culture juridique et sociale, et qui intègrent nativement ces contraintes dans leurs produits. Cette proximité réduit les risques de non-conformité et renforce la capacité de pilotage des directions RH.
La souveraineté numérique comme levier de pilotage RH
Au-delà des aspects juridiques et techniques, la souveraineté numérique constitue un véritable levier de pilotage stratégique. Disposer d’un SIRH maîtrisé, conçu pour le cadre social européen, permet de fiabiliser les indicateurs, de structurer les processus et de sécuriser le dialogue social. Les outils de pilotage des compétences, de la GEPP, des people reviews ou des révisions salariales prennent toute leur valeur lorsqu’ils reposent sur une architecture pérenne et indépendante.
Dans un environnement économique instable, la capacité à anticiper, simuler et décider devient essentielle. Cette capacité repose sur la confiance accordée aux outils et aux données qu’ils produisent. La souveraineté numérique contribue directement à cette confiance.
Comment Altays répond à ce besoin
Altays conçoit et édite des solutions SIRH françaises et européennes, pensées dès l’origine pour répondre aux exigences sociales, réglementaires et organisationnelles des ETI et grands groupes. Les solutions SI Talent et SI Social d’Altays permettent de structurer le pilotage des talents, des compétences, de la mobilité, des revues salariales et du dialogue social dans un cadre pleinement conforme au droit européen. En choisissant un éditeur souverain, vous sécurisez vos données sociales, vous gagnez en maîtrise sur vos processus RH et vous inscrivez votre SIRH dans une logique de long terme.
Souveraineté numérique : un critère de choix à intégrer dans votre stratégie SIRH
La souveraineté numérique ne doit plus être considérée comme un sujet secondaire ou purement technique. Elle s’impose comme un critère structurant dans les choix SIRH, au même titre que la couverture fonctionnelle ou l’ergonomie. Pour les directions RH, il s’agit d’un enjeu de maîtrise, de conformité et de crédibilité vis-à-vis des partenaires sociaux, des instances représentatives et des collaborateurs.
Intégrer cette dimension dans votre feuille de route SIRH, c’est anticiper les risques futurs et renforcer la robustesse de votre système d’information RH face aux évolutions politiques, économiques et réglementaires.
La souveraineté numérique en RH désigne la capacité d’une entreprise à garder le contrôle sur ses outils SIRH, ses données sociales et les règles juridiques qui s’y appliquent, sans dépendance excessive à des acteurs ou des législations extra-européennes.
Les données RH concernent les salariés, les rémunérations, les compétences et le dialogue social. Leur exposition ou leur mauvaise gouvernance peut entraîner des risques juridiques, sociaux et réputationnels importants.
Un hébergement européen ne garantit pas à lui seul la souveraineté si l’éditeur reste soumis à une législation extraterritoriale. La nationalité de l’éditeur et le droit applicable sont des critères déterminants.
Les éditeurs européens spécialisés proposent aujourd’hui des solutions SIRH robustes, capables de répondre aux exigences des ETI et des grands groupes, tant en matière de volume que de complexité organisationnelle.
Il est recommandé d’évaluer les solutions SIRH selon leur cadre juridique, leur conformité réglementaire, leur capacité d’évolution et leur alignement avec les pratiques sociales européennes.
