Au cours du dernier Club utilisateur Altays BDES, Maître Michaël Hayat* a souligné à quel point la crise sanitaire a été un accélérateur de la numérisation des relations sociales. La généralisation des réunions de CSE en distanciel et par conséquence, la numérisation nécessaire des documents de la Base de Données Economiques et Sociales seraient à l’origine de cette progression.

Force est de constater que le déroulement distanciel des réunions est devenu en quelques mois quasiment un marqueur de l’époque ! Nous nous sommes équipés et adaptés – vitesse grand V – poussant le mouvement parfois même jusqu’à l’excès ! Même si nous devons bien sûr souhaiter que les échanges présentiels redeviennent la norme, on peut d’ores et déjà constater les effets de cette accélération dans nombre de domaines et en particulier dans celui des relations sociales.

Dans cette période hautement critique le dialogue social a un rôle plus que jamais central pour le fonctionnement des entreprises. Il est heureux qu’il puisse s’adapter à de nouvelles pratiques pour perdurer, gagnant au passage de l’efficacité, même si des limites peuvent apparaitre également comme on peut en juger dans cet article :  d’Elsa Martinez de l’Association Réalités du dialogue social qui analyse différents témoignages.

Maitre Hayat partenaire Altays

Maître Hayat du Cabinet SD2A partenaire Altays.


Ce mouvement particulier des relations sociales s’inscrit sur le fond dans le contexte plus global de transformation numérique, c’est ce qui transparait de l’analyse de Maître Hayat qui répondait aux questions des utilisateurs d’Altays BDES. En effet, la Base de données Economiques et Sociales sous forme de logiciel a progressivement bien préparé le terrain.

« Globalement de 2014 à 2019, il y a eu une évolution de la perception et j’ai beaucoup de clients qui admettent désormais qu’une BDES numérique est beaucoup plus pratique qu’une BDES physique, a pu déclarer maître Hayat, l’armoire dans laquelle on change les documents, on ne le fait plus.
Globalement le mouvement va vers le numérique et – par exemple – les inspecteurs du travail ont acquis progressivement le réflexe de demander l’accès aux BDES logicielles. La première marche a donc été une numérisation, je dirais… par « évolution des mœurs ».
Ensuite
, avec la pandémie est arrivée « l’obligation » de la numérisation de la BDES parce qu’on ne peut plus se rendre sur place et qu’il se trouve que – pour les réunions du CSE – on peut dorénavant recourir à la visioconférence. Trois réunions par an au minimum qui peuvent être organisées par le président du CSE (le Chef d’entreprise) donc potentiellement en visioconférence. Il y a eu durant le premier confinement une ouverture aux réunions à distance et désormais depuis l’ordonnance du 25 novembre dernier jusqu’à la fin de l’état d’urgence vous avez la possibilité de recourir à la visioconférence pour tenir les réunions de CSE. Mais si vous avez la possibilité de le faire, continue Maitre Hayat s’adressant aux participants, il faut que vos documents soient numérisés !  D’où la nécessité d’adopter la BDES logicielle.
La crise sanitaire a donc accéléré la numérisation des relations sociales et plus particulièrement de la BDES qui devient un réflexe logique.
Et dans un clin d’œil, Maître Hayat ajoute : La tenue à jour des documents contenus dans une armoire métallique n’est plus du tout d’actualité ! »

Maitre Hayat a également informé l’assistance que le Questions-réponses du gouvernement sur les adaptations du dialogue social à la crise sanitaire venait d’être remis à jour. Nous vous invitons bien sûr également à vous y référer.

* Ancien DRH, ancien délégué aux affaires sociales de la fédération Syntec puis de Syntec Numérique, Conseiller Prud’homme, Président de la première chambre du Conseil des Prud’hommes de Paris, Avocat (Cabinet SD2A, partenaire d’Altays).